2019-2020
La Vie rêvée d'Helen Cox
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 Gilles Costaz
La vie n’est pas un songe
Helen aime Paul. Paul aime Helen. Tout irait bien, si Helen n’avait un fonctionnement mental particulier, charmant mais incommode : elle rêve autant qu’elle vit, elle confond la vie et le rêve. Cela arrive à bien des gens, mais Helen, dans les songes où elle s’absorbe jour après jour, trouve une ressemblance très forte entre Paul et un acteur de cinéma qui a une dégaine assez cousine. Aussi Helen se met à vivre fictivement une folle aventure avec la star et, dans le monde réel, s’éloigne de Paul qui voit la femme aimée s’en aller et tout casser avec incohérence. Mais, dans les rêves, la star hollywoodienne devient odieuse. Helen revient à la réalité, partiellement car, même pour aller rejoindre Paul, elle emprunte le chemin du songe. Elle se met à rêver son retour vers Paul et à une vie définitivement associée à Paul. A force d’être à côté de la plaque, elle pourrait se retrouver en son milieu ! L’imaginaire et la réalité pourraient, enfin, cesser de se regarder en miroir et l’amour pourrait être, enfin, vécu sans les mensonges des illusions. Contrairement à ce qu’ont cru Calderon et Helen, la vie n’est pas un songe.
Antoine Rault, maître en pièces historiques (Le Caïman, Le Cardinal rouge, Le Système), s’offre un détour dans la miniature intime. Et c’est un miracle d’écriture, un bijou façonné avec une délicatesse extrême en chacun de ses éléments. Le thème du personnage s’échappant dans le rêve a beaucoup servi notamment au cinéma. Rault le renouvelle avec cette invention, un peu déconcertante, d’une héroïne qui change de ligne dans son rêve, en passant du double fictif à l’homme réel mais lui aussi transformé par un refus de la réalité. Autrement dit, on glisse d’un irréel un peu burlesque à une réalité intermédiaire, d’une étape fantaisiste à un épisode où la descente vers la terre s’effectue selon une autre logique de la conscience endormie. Bien que tout soit perçu à travers l’égarement du personnage féminin, l’auteur s’offre quelques moments satiriques, contre l’art contemporain et le narcissisme des vedettes, tout à fait réjouissants.
Christophe Lidon représente la pièce en séquences cadrées comme au cinéma. Selon l’emplacement et la lumière, les personnages ne sont pas dans la même aventure et le même état d’âme. Ils sont dans un salon, ou dans un lit vertical ! Il y a là tout un jeu subtil de mise en scène qui se refuse à expliquer et guide le spectateur à travers les degrés d’un quotidien insolite et les effets de contrastes délicats. Jean-Pierre Michaël incarne l’amant et son double fictif dans un style franc, avec une puissance claire, comme pour affirmer et dessiner une vérité en un monde où les repères changent ou disparaissent. Dans le rôle de la jeune femme qui s’enfuit pour fuir in fine ses dangereuses rêveries, Christelle Reboul s’affirme comme une interprète exceptionnelle. Elle est d’un cristal frappé, brisé et chanté. Chez elle, l’âme et le corps mènent une danse permanente où les figures toujours variées donnent naissance à nos états d’âme les plus légers et les plus graves ; l’émotion et la vibration parcourent un diapason aux fréquences infinies, dans le jeu parlé comme dans la liberté gracieuse des gestes.
Dans La Vie rêvée d’Helen Cox, tout n’est que parfait vibrato.


Dans une comédie douce-amère signée Antoine Rault, une femme confronte ses rêves et la réalité de son couple. Le sujet, rabâché depuis Gustave Flaubert, est traité avec beaucoup de justesse par Christelle Reboul et Jean-Pierre Michaël.
Son amant est un acteur hollywoodien. Grand brun tendance vieux beau, il « adooore » l'art contemporain et la drague dans des vernissages branchés. Son mari, simple mortel pétri d'angoisses, lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Sur la scène du Théâtre La Bruyère, les deux personnages sont d'ailleurs incarnés par le même comédien, Jean-Pierre Michaël.
Entre ces deux hommes, le cœur d'Helen Cox bringuebale. Il y a le fantasme et, bien sûr, la terne réalité. « Voilà où cela me mène, toutes ces comédies à l'eau de rose », se plaint-elle, perdue entre deux âges de la vie. La référence est assumée. La vie rêvée d'Helen Cox, c'est un peu l'amour selon Emma Bovary (qui à l'époque, préférait les livres) et Monsieur Haumais, pharmacien du village et figure d'un pragmatisme désenchanteur. Le mari d'Helen n'est que dentiste, mais lui ressemble en tous points.
Entre les deux comédiens, s'érige un grand lit double à l'horizontale. Là où se disputent et se rejoignent les corps et les cœurs. Un mari, une femme, un amant et un lit... Malgré son apparence trompeuse, la pièce d'Antoine Rault ne ressemble en rien à un Vaudeville. Il n'y a pas une once de trivialité, pas de portes qui claquent... On alterne plutôt entre Les Feux de l'amour, dont la mise en scène de Christophe Lidon se moque éperdument, et des scènes de la vie conjugales beaucoup moins pétulantes. Cela en devient tristement réaliste.
Tour à tour passionnés, désabusés, nostalgiques, Christelle Reboul et Jean-Pierre Michaël s'attirent et se repoussent comme les deux faces d'un aimant. La mise en scène les accompagne. L'intrigue, on la connaît. Les passions des Hommes se calment avec l'âge : ils retrouvent 


Les yeux ouverts, elle est mariée avec Paul, placide dentiste, et consacre ses journées à sa boutique de lingerie. Mais les yeux fermés, à moins qu'ils ne soient alors ouverts plus largement encore, Helen est l'amante de Robert, star d'Hollywood, tandis qu'elle incarne elle-même à travers le monde sa griffe à la mode... Cette promenade entre la réalité et le rêve, le vécu et le fantasmé, serait banale si les deux espaces temps ne finissaient par s’entremêler : laquelle des deux existences sera ruinée par le surgissement de l'autre ? Laquelle, d'ailleurs, est la plus heureuse ?
Si la comédie d'Antoine Rault échappe au statut de simple divertissement léger, c'est pour deux raisons. D'abord, parce que l'auteur nous emmène, à suivre les tribulations sentimentales d'Helen, vers les interrogations fondamentales de son œuvre. Comme dans Le Caïman (un philosophe finit, tel Althusser, par étrangler sa femme pour échapper aux rets de l'existence), comme dans L'Intrus (relecture du mythe de Faust), Rault s'aventure sur la frontière impalpable entre la vieillesse et ce qui suit, entre ce moment où l'on s'interroge sur ce que l'on a fait et vécu sur terre et celui où l'on affronte l'éternité. Depuis plusieurs années, il cherche là une vérité sur la nature humaine, une définition de la destinée et les secrets de l'accomplissement. Helen Cox n'a pas la puissance du "caïman", mais elle est proche de nous, elle est dans cette moyenne de vie dont on ne sait si elle signifie l'équilibre ou la médiocrité.
La seconde raison qui hisse cette œuvre au-dessus de ses apparences, c'est la complicité dynamique du duo d'acteurs. Christelle Reboul et Jean-Pierre Michaël mettent leurs enthousiasmes à l'unisson, ils additionnent un goût du jeu et un sautillement comique qui sont autant de bulles dans l'eau pétillante. Ainsi, l'agrément se joint à l'empathie pour emporter l'adhésion du spectateur. 


Comment raconter l’inéluctable usure de la vie à deux ? En démontrant la distance, le fossé entre les débuts tout feu tout flamme, et la routine, morne et dépassionnée. Facile à dire. Mais en une heure et quart, il faut ferrer le spectateur et se montrer original. L’auteur Antoine Rault (plusieurs fois distingué pour ses pièces) a réussi à relever le défi. Son texte démarre au quart de tour, plein de vivacité. Les dialogues fusent sans bavardage, servis par deux acteurs totalement synchronisés : Christelle Reboul (Amélie Dubernet-Carton dans «Nos chers voisins») et Jean-Pierre Michael, ex-Comédie Française, aussi actif au théâtre qu’à la télévision et dans les doublages (il est la voix de Brad Pitt). L’un et l’autre alternent les registres avec virtuosité et dans un décor minimal unique. Car ils se dédoublent.
L’effervescente Helen Cox, la quarantaine, mariée à Paul, un dentiste, s’emballe pour Robert, acteur flamboyant… On sent se profiler la suite mais on s’en amuse avec plaisir car les scènes sont courtes, enlevées, bien jouées, bravo au metteur en scène, l’excellent Christophe Lidon. Sur un thème plutôt convenu, le texte balance des vérités dures autant que des piques hilarantes. Si Jean-Pierre Michael est impeccable dans un double rôle, Christelle Reboul peine à poser sa voix ; mais… sa glotte un peu crispée sert le personnage ! Bref, on passe un bon moment en compagnie de deux caractères modernes, ironiquement réalistes.


Helen Cox, c’est une mythomane onirique et quand elle est interprétée par la très talentueuse Christelle Reboul, c’est une bonne soirée assurée.
Elle m’avait ébloui en 2014, dans « Georges et Georges », et quel plaisir de l’avoir applaudi récemment dans « Un fil à la patte » au Théâtre Montparnasse. Cette comédienne, c’est un véritable bonbon qui nous fait fondre…
Un partenaire de qualité : Jean-Pierre Michaël, qui est de tous les rêves.
On dit toujours, qu’il ne faut pas se priver d’une occasion de rire, alors foncez au Théâtre La Bruyère. Deux comédiens merveilleux, un agréable moment.


Une pièce simple, sympathique et agréable.
Nous découvrons la vie d’Hélène Cox. Une vie assez banale, la vie de Madame tout-le-monde. Hélène partage aussi avec nous ses rêves et fantasmes les plus fous avec un acteur de cinéma. Les dialogues sont joliment écrits, ils font réfléchir sur la vie de couple et les attentes que l’on peut en avoir. Le duo d’acteurs est très convaincant. Nous sommes pris d'empathie pour leur personnage. Avec peu de moyens la mise en scène et le décor ajoutent du piment à la pièce. Un bon moment.


Helen, la quarantaine triomphante refait sa vie avec Paul un dentiste rencontré lors d’un vernissage. Mais ce nouveau départ est-il suffisant pour elle ? Il y a aussi Robert, star de cinéma et sosie de Paul qui hante ses rêves…
Dans « La vie rêvée d’Helen Cox », le mot important c’est rêve !
On retrouve avec plaisir, au théâtre de la Bruyère, un trio, qui a fait ses preuves cet été dans « un fil à la patte » (Feydeau) a théâtre Montparnasse, dans une pièce légère d’Antoine Rault (l’auteur du génial « le système » et du « diable rouge » entre autres) : Christelle Reboul, Jean-Pierre Michaël et Christophe Lidon n’en sont pas à leur première collaboration !
On oscille entre la réalité et le rêve d’Helen et il faut suivre pour savoir où on est ! Une mise en scène simple mais efficace de Christophe Lidon, un décor où le strictement nécessaire est là, pas besoin de superflu.
Les comédiens ont un jeu tout en nuance. J’ai beaucoup apprécié le jeu de Jean-Pierre Michaël qui joue les deux hommes de la vie/rêve d’Helen. Il passe facilement d’un rôle à l’autre et possède un jeu fin et émouvant. Christelle Reboul nous séduit avec son rire et sa légèreté, son parcours entre fantasme et réalité est rafraichissant. La complicité entre les deux comédiens est évidente.

 
Rendue célèbre par son rôle d’Amélie Dubernet-Carton dans « Nos chers voisins », Christelle Reboul est étonnante et touchante au Théâtre La Bruyère à Paris, dans la pièce « La Vie rêvée d’Helen Cox ». Son personnage vit deux histoires d’amour parallèles. Celle réelle, avec Paul, le dentiste routinier, et l’autre, sortie tout droit de son imagination, avec Robert, une flamboyante réplique de Paul… Jean-Pierre Michaël s’acquitte de ce double rôle avec une belle aisance.


Quand le rêve dévore votre vie.
Helen et Paul se sont connus à vingt ans. Une aventure d’un soir, dont Paul est incapable de se souvenir lorsqu’il retrouve Helen par hasard, vingt ans plus tard, à un vernissage. Séparés de leurs conjoints respectifs, les deux quadragénaires entament une vie commune. Alors que le temps s’écoule, sans surprise mais sans drame, Helen imagine une liaison avec un homme idéal. La pièce d’Antoine Rault a l’apparence d’une comédie romantique – et certaines scènes parodiques sont effectivement très drôles. Mais le texte interroge aussi, en filigrane, l’influence du fantasme sur le quotidien. Entre l’amour parfait et sans aspérité rêvé par Helen, et la réalité d’une vie de couple un peu terne, le fossé se creuse peu à peu. Débordée par son imagination, Helen peut-elle encore voir Paul tel qu’il est, et réconcilier sa vie rêvée et sa vie réelle ?
La construction très habile du texte, qui entremêle scènes oniriques et réalistes, et la mise en scène efficace de Christophe Lidon donnent un rythme soutenu au spectacle. Christelle Reboul (Helen) et Jean-Pierre Michaël (qui incarne les deux rôles masculins) sont parfaits, à la fois drôles et touchants. Un spectacle charmant – et, finalement, plus profond qu’il n’y paraît.

Le Billet de Bruno
Selon un vieil adage, on ne change pas une équipe qui gagne !
Déjà ensemble l’été dernier dans « Le fil à la patte » de Feydeau – Théâtre Montparnasse – mise en scène par Christophe Lidon, Christelle Reboul et Jean-Pierre Michaël sont de nouveaux réunis sur scène pour partager les rêves les plus fous d’Helen Cox. Mais quels sont ces rêves ? Lors d’un vernissage, Helen vendeuse de lingerie, rencontre Paul dentiste, tous deux la quarantaine libérée. Vieille connaissance ? Oui ils se sont connus à vingt ans lors d’une soirée mais les souvenirs sont un peu flous. Helen aurait-elle déjà flashé à l’époque sur Paul ?
Pourquoi ne pas tenter de renouer, de vivre ensemble ? Soyons fous !
Helen refait donc sa vie avec Paul … mais est-ce que sa vie réelle suffira à combler sa vie de femme ? Une vie de couple c’est long, alors pourquoi ne pas l’alimenter avec ses rêves ? ses fantasmes ? Ce qui pose la question : quelle est la frontière entre les deux ? Les jours, les mois, les années passent et Helen rêve, crée son univers, s’invente une vie avec Rober, son homme idéal, grand acteur hollywoodien, qui est le sosie de Paul. Helen a du mal à aimer « l’homme » tel qu’il est. Mais comment concilier ces deux amours ?
Antoine Rault auteur à succès entre autres de pièces de théâtre, dont le célèbre « Diable rouge » interprété par Claude Rich et Geneviève Casile (avec déjà à la mise en scène Christophe Lidon), nous a tricoté une comédie romantique aux dialogues bien construits, aux descriptions très drôles des fantasmes les plus fous (l’homme aux fantasmes classiques et la femme aux fantasmes plus élaborés, loufoques) au risque de choquer les puritains.
De multiples scènes qui partent dans toutes les directions et qui demandent une grande maîtrise de jeu.
Christophe Lidon a élaboré dans un décor réduit au minimum, une mise en scène dynamique, très pudique pour mettre en valeur les visions, les échanges de notre couple en montrant le côté rassurant, le côté séduisant de Jean-Pierre Michaël (il joue les deux rôles) face à une Christelle Reboul naviguant dans ses désirs, sa fragilité et sa réalité. Il fallait deux bons comédiens pour montrer toute les facettes des personnages voulues par l’auteur.
Christelle Reboul au rire bien connu (et visage tout aussi connu grâce à « nos chers voisins » sur TF1), à la voix cristalline donne toute la sensibilité nécessaire au personnage. Nous la suivons dans les méandres de ses fantasmes avec plaisir.
Elle passe de l’émotion au rire avec facilité : elle est touchante.
Jean-Pierre Michaël (à la voix très connue…) à la palette de jeux très riche est tout aussi touchant dans son rôle de l’homme basique. Tout aussi charmant dans son rôle de séducteur, de fantasme d’Helen, il passe d’un personnage à l’autre avec une grande fluidité tout en étant très convainquant dans chacun des deux rôles, une belle performance maîtrisée.

 
Jeudi soir, j’étais ravie de découvrir « La vie rêvée d’Helen Cox » pièce de l’auteur Antoine Rault au Théâtre La Bruyère à Paris.
En quelques mots c’est l’histoire d’Helen Cox. Elle vit sa vie autant qu’elle rêve. Elle essaye de faire sa vie avec paul mais en même temps elle s’invente une grande passion avec un homme idéal Robert (sosie de Paul). Mais jusqu’où ira son imagination ? Peut-on concilier l’amour tel qu’on le vit et l’amour tel qu’on le rêve ? Très bonne question. La mise en scène est de Christophe Lidon. Une superbe pièce interprétée avec talent par deux comédiens : Christelle Reboul (que l’on peut voir notamment dans la série « Nos chers voisins » sur TF1 et Jean-Pierre Michaël (la voix française régulière de Brad Pitt, Keanu Reeves, Ethan Hawke, Michael Fassbender, Timothy Olyphant et Damian Lewis ainsi qu’une voix récurrente de Ben Affleck, Jude Law) Ils m’ont scotché tous les deux par leur naturel, leur subtilité, leur capacité à déclencher de l’émotion. Christelle Reboul est surprenante dans ce double rôle sans oublier Jean-Pierre Michaël qui lui donne la réplique. La pièce est originale et le public se laisse porter entre les rêves et la réalité qu’éprouve ou que vit Helen Cox.

 
Helen rencontre Paul lors d’un vernissage dans la galerie d’une amie. Nous sommes en Amérique, de nos jours et tous deux sont divorcés. Helen est dans la confection féminine, Paul est dentiste. Elle adore les voyages, lui le jardinage, rime qui pourtant ne semble pas être de bon présage. A voir au Théâtre La Bruyère à Paris.
Les voilà qui entament un bout de vie ensemble, apparemment sans nuage, mais dès la scène suivante la même Helen converse avec un autre homme, joué par le même acteur que Paul, et qui est en fait une vedette de cinéma bien connue. Et qui lui, entre autres, aime les voyages…
On comprend alors, aidés par le titre de la pièce, que notre Helen s’invente une vie de rêve, lui permettant de satisfaire à toutes ses envies. Puis le temps passe et la vie avec Paul devient ennuyeuse au point que nos deux protagonistes se séparent. Trop simple ? Non, car nous ne sommes pas au bout de nos surprises… Le texte d’Antoine Rault oscille entre un réel, que nous connaissons bien, et l’imaginaire, parfois même le fantastique où les morts conversent avec les vivants. C’est souvent drôle, parfois touchant, toujours très fin. Christophe Lidon, qui assure la mise en scène, n’est plus à présenter puisque son travail est maintenant connu et reconnu par de nombreuses scènes de l’Hexagone. Il nous livre ici une lecture claire et aérée de l’œuvre, n’éludant pas le tragique de la situation lorsqu’elle le devient mais évitant trop de noirceur. Un décor simplifié, avec en particulier un lit à géométrie variable et un fauteuil Chippendale suffit à nous faire rentrer dans l’action sans se sentir jamais spectateur.
Les deux acteurs, en permanence sur scène l’un comme l’autre, tiennent leurs rôles de belle façon. Christelle Reboul, vue récemment à Paris dans un Feydeau mis en scène par le même Christophe Lidon, se donne à fond dans ce rôle de femme un peu superficielle, en tout cas au début, et qui peu à peu prend une épaisseur qui lui convient. Jean-Pierre Michaël -imberbe et cela lui va bien- est aussi convaincant dans le rôle du dentiste altruiste et pantouflard que de la vedette hollywoodienne égoïste et survoltée, preuve si besoin était que nous tenons là un grand acteur qui va faire du chemin. 

 

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