2002 - 2003
Les Lyons
ACCUEIL A PROPOS

la pièce 

Ben Lyons va mourir, il le sait. Il réunit sa femme, son fils et sa fille. Dans ces circonstances, on partage l'amour, on cherche le réconfort, on évoque les souvenirs communs…         normalement. 
Mais dans cette famille, rien n'est normal. Ben rejette son fils, Rita attend peu patiemment la mort de son mari, le fils s'invente une vie de mensonges, la fille s'oublie dans l'alcool. Chez les Lyons on ne s'aime pas, et on se le dit, sans faux semblants. Finalement, l'amour est-il si différent de la   haine ? "Les Lyons" : une comédie féroce.

l'auteur

Nicky Silver est un dramaturge américain né en 1964. Il est l'auteur d'une quinzaine de pièces de théâtre, toutes encensées par la critique new-yorkaise qui l'inscrit dans lignée d'Oscar Wilde pour ses comédies grinçantes.
Sa pièce The Lyons a triomphé à Broadway en avril 2012. 

note d'intention des metteurs en scène

Les « LYONS » est une histoire  presque vraie… L’histoire d’une famille avec ses non-dits, ses lâchetés, ses mensonges; l’histoire d’un bilan  où l’on se rend compte que les souvenirs apparemment  partagés, on été vécus très différemment, que les jugements qu’on avait vérifiés se démentent et font place  a des douleurs imprévisibles.
Mais c’est surtout l’histoire de ce que chacun de nous a rêvé de pouvoir exprimer en famille et n’a jamais eu le courage de faire: DIRE LA VERITE.
Le déclencheur de cet hilarant règlement de compte, de cette tragique mise au point, de ce pathétique bilan est le surprenant désir d’émancipation d’une mère de cette famille.
On est traversé, jusqu’au coeur par le pathétique de ces vies, on est tous un peu porteurs de leurs problèmes. Les espoirs déçus, les rêves atrophiés, les ambitions envolées, tous ces soubresauts d’énergie perdue nous touchent , nous bouleversent et notre seule bouée de sauvetage est le rire. Un rire salvateur, purificateur, un rire permanent qui désagrège la violence des conflits, les réduits par le spasme de l’hilarité !
La famille est dans l’arène et de cette confrontation ultime, c’est la drôlerie et l’humour qui en sortiront vainqueurs.
L’auteur Américain, Nicky Silver, est un auteur jeune que Broadway a salué et LES LYONS  est la pièce dont le succès public a été partagé par la presse et de nombreuses récompenses couronnent son parcours.
Nous voulions que l’adaptation de la pièce soit fidèle au texte américain mais que l’auteur français soit inspiré et libre d’imprimer dans les dialogues ses émotions et son humour personnel. Sylvie Perez a merveilleusement pénétré l’univers complexe de Nicky Silver et donne, ainsi, aux comédiens la matière idéale pour « jouer ».
                                                                                          Mathilde Penin et Jean-Luc Moreau


note de l'adaptatrice

Les Lyons est une franche comédie mouillée d’acide. 
La pièce nous emmène au sein d'une famille juive new-yorkaise déglinguée qui porte bien son nom ; les Lyons sont combattifs.
La situation de départ est classique : Ben, le père de famille, en phase terminale d’un cancer, vit ses dernières heures dans une chambre d’hôpital, entouré de sa femme et de ses deux enfants.
Le contexte est classique ; ce qui s’y dit l’est moins. Comme souvent chez Nicky Silver, chacun va emprunter le circuit le plus court possible pour exprimer ce qu’il a sur le cœur.
Rita, au chevet de son mari mourant, n'a qu'une obsession : refaire la décoration de leur salon (et éventuellement plus…). Bientôt arrive Lisa, leur fille, à la psychologie glissante. Elle est divorcée, mère de deux garçons. Sa sobriété ne tient qu'à un fil et au soutien de son « parrain » aux Alccoliques Anonymes. Curtis, le fils, est un homosexuel refoulé et un écrivain laborieux. Incapable de gagner sa vie, ni de la partager avec quiconque, il préfère fantasmer sur un beau gars qu’il épie dans l’immeuble en face de chez lui, tout en rêvant de s’affranchir d’une mère vorace et d’un père méprisant.
L’acte 1 est un ping-pong familial cruel et d’un grand comique.
A l’acte 2, Nicky Silver quitte l’univers boulevardier brillant pour nous emmener dans les recoins plus sombres de l’existence. Alors, chacun révèle sa vraie nature, ses grandes ambitions, ses petits renoncements, ses lâchetés, son égoïsme et son courage. L’infirmière, qui ne fait que passer et repasser, aura le dernier mot. On ne peut qu’être ému par ces  quatre individus tragi-comiques aux destins tordus.  

Sylvie Perez 

 

Les spectacles et leur distribution ne sont pas contractuels

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