2002 - 2003
Je vous salue Mamie
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de Sophie Artur et Marie Giral
mise en scène de Justine Heynemann
avec Sophie Artur

Résumé

La grand-mère maternelle. Une maîtresse femme qui terrorise son monde. Son verbe, ses gestes, ses idées et façons de voir l'éducation, le mariage, la religion, la société, les événements de la vie, sont outranciers. La vie est souffrance, les hommes des pécheurs, et les femmes… n'en parlons pas ! Ou plutôt oui, parlons-en. Parlons de ces incohérences entre la rémission et la démonstration et des aberrations qui se voient 30 ans plus tard.
Il n'y a qu'une seule chose à faire sur terre : payer et se racheter. Mais comme il faut aussi le montrer, cela donne lieu à de nombreuses incohérences, qui trente ans plus tard, semblent tellement aberrantes qu'elles en sont cocasses.
Jusqu'à la fin de sa vie, elle n'aura pas laissé le moindre doute pénétrer son esprit. Elle ne s'autorisera aucun plaisir (sinon les Danettes à la vanille). Heureusement, la vie autorise aussi les réparations.
Mais que de temps perdu ! Et combien de vies ainsi gâchées !

Extraits de presse


Le Nouvel Observateur
Au cours de ce monologue très bien écrit, c'est Marie qui parle par la bouche de Sophie, fine comédienne comme toujours. Sans employer les grands mots, les cousines donnent ici un aperçu cocasse et terrifiant des ravages de l'intégrisme dans la bourgeoisie catholique des années 60. Jacques Nerson

Figaroscope
C'est ce ton espiègle qui court tout le spectacle. Feuilletant ses souvenirs, Sophie Artur met beaucoup de délicatesse, évite les pièges du pathos inutile. On est là pour sourire aux aventures d'une adolescente des années 1960 terrorisée par une grand-mère archaïque. Elle réussit son pari, passe d'un personnage à l'autre, amicale, rieuse, avec ce petit sourire en coin qui en dit long sur une insolence atavique. Marion Thébaud

Le Canard Enchainé
La mamie « aurait pu naître au Soudan. Elle aurait été animiste et excisée. Ou chez les juifs, ventre reproducteur, impure cinq jours par mois, la tête rasée, couverte d'une perruque. Ou dans une famille musulmane, voilée et emmurée dans une burqa, voire lapidée. Ou chez les Hindous, promise à 5 ans, mariée à 12, brûlée vive dans son sari à la fin de sa dot » … Mais bienheureuse. Comme nous durant ce réjouissant spectacle. Bernard Thomas

Le Figaro
Marie Giral et Sophie Artur témoignent avec franchise. Sans noircir à loisir. Mais sans crainte d'affronter les démons d'autrefois. C'est bien écrit. Bref, dense, souvent drôle à force de férocité, tendre aussi. Mis en scène avec vivacité et interprété avec beaucoup d'intelligence, de pudeur, de tact par Sophie Artur. Le public la salue longuement. Elle, la comédienne. Et le personnage qu'elle incarne : une petite fille vaillante qui a vaincu les démons, une adulte aimante qui hait la destruction. Armelle Héliot

Les spectacles et leur distribution ne sont pas contractuels

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